Comptes-rendus des activités

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Samedi 20 juillet 2019

Destination du jour : Maroilles (distance totale : 68km 320m)

Malgré une veille bien agitée et festive, les cyclos, toujours vaillants, se retrouvent dès 9h30 sur le parking de la Héronnière. Le ciel est nuageux, la température laisse présager une journée chaude. Des orages sont annoncés.

Le coup de clairon résonne. Notre GO, Colette, prend la parole afin de nous annoncer que Benoit serait notre capitaine du jour. La randonnée du jour sera de 68kms et nous mènera plein ouest vers Maroilles qui marquera notre halte de midi.

Les consignes sont rappelées, nos merveilleux signaleurs de Clermont sont moins nombreux. Clin d’œil : il ne s’agit pas de dépasser le capitaine sous peine de changement de trajectoire. A bon entendeur salut !

Juché sur son tandem et pilotant Pierre, Benoit donne le signal de départ. Nous parcourons les 14 premiers kilomètres sillonnant la campagne vallonnée et traversant, bois, champs de céréales, boccages…

La pause ravito toujours magnifiquement organisée par nos amis du Club de Clermont, se tient sur la place du village de Flaumont-Wautrechies, déjà occupée par les installations foraines en vue de notre fête Nationale!

Après une demi-heure de pause au cours de laquelle chacun prend plaisir à rencontrer l’autre, tous remontent en selle afin de rejoindre la jolie ville de Maroilles bien connue pour son célèbre fromage de caractère.

Notre halte de midi se tient dans les Caves de l’Abbaye sise place de la Mairie et reconvertie en restaurant-boutique offrant des produits typiques, régionaux et artisanaux (bières en tout genres, alcools, délicatesses, l’incontournable fromage, savons, vaisselle décoratives…
La présentation est superbe et attractive, décor rustique, poutres apparentes, murs de briques rouges, décoration mi antiquité, mi brocante… Un charme fou ! Nombre d’entre nous se laisse tenter par l’un ou l’autre souvenir pour le plaisir du palais ou des yeux !

Jouxtant, les Caves de l’Abbaye, un artisan passé maître dans le façonnage du bois multiplex nous montre son savoir en maniant la scie à chantourner. Il offre la possibilité aux non-voyants de découvrir au toucher sa machine et certaines réalisations, objets décoratifs, jouets, puzzles multicolores… le tout exposé dans sa boutique.

Nous reprenons la route. Les degrés augmentent, le compteur affiche 34 degrés ! Une chape de plomb s’abat sur le peloton. Mais le ciel s’obscurcit. Nous ne prolongerons pas la pause ravito de l’après-midi à « Le Cheval Blanc », quelques coups de tonnerre se font entendre. Il est temps de repartir !

Nous scrutons le ciel espérant échapper à la menace. Mais non, Déjà les premières gouttes.

Un arrêt de regroupement à un carrefour important avec la Nationale 2, et là, un vent violent se met à souffler. Des trombes d’eau se déversent sur nos corps gorgés de soleil. La rapidité et la violence de l’événement resteront gravées en nos mémoires… Des cris de toutes parts se demandant : Quoi ? Qu’est-ce ? Que faire ? Où se réfugier ?

Pas d’abri en vue. Pas de Libellule non plus pour essayer de récupérer une veste de pluie. On regrimpe précipitamment sur nos bécanes. La route disparaît sous nos yeux par le choc des températures. A une centaine de mètres, un semblant d’abri : on abandonne négligemment nos tandems, une façade pour les uns, une haie pour d’autres et enfin, pour certains qui forcent un petit passage entre un hangar et une habitation et se réfugient à l’arrière du bâtiment. Ceux-là sont sauvés !

Le maître des lieux ouvre précipitamment les portes de son atelier … Mais, pour les autres, le pire est à venir ! Les dieux du ciel n’ont pas dit leur dernier mot ! Des seaux de grêlons d’un diamètre d’une grosse bille se déversent violemment sur nos têtes. Quelques minutes auront suffit pour être trempés de la tête aux pieds.

Le calme après la tempête est revenu ! Comme toujours après un tel événement, si violent, si soudain mais sans conséquence pour chacun d’entre nous, des éclats de rire fusent agrémentés de commentaires savoureux.

Mais il ne faut pas tarder ! Seize degrés, trempés jusqu’aux os, les corps se refroidissent, malgré le vêtement de pluie enfin récupéré ! Nous couvrons rapidement les 10 kilomètres restants. De retour au bercail, attablés, pour certains, autour d’un soft, d’un Orval ou d’une Jup, pour les autres, filant directement vers la douche salvatrice, chacun sait déjà que ce sera l’anecdote à raconter lors de l’évocation de ce magnifique séjour !

Cependant la journée n’est pas terminée.

18 heures, concert intimiste de notre guitariste, compositeur, chanteur, Hubert. Dans le plus grand silence ponctué d’applaudissements bien sûr, Hubert fait corps avec son instrument et nous livre de très jolies mélodies.

Les efforts de la journée creusent et ouvrent nos appétits. Le repas du soir recueille tous nos suffrages.

Mais la soirée ne fait que commencer ! Quelques chaises sont placées en cercle sur la terrasse avec toujours ce magnifique panorama qui offre paix et sérénité. La température est délicieuse. Notre ami Michel B. enfile son piano à bretelles et nous livre tout son art.

La bonne humeur se lit sur les visages. Certains poussent la chansonnette, parfois même tous en chœur ! Le répertoire est vaste et varié. Les doigts de l’artiste galopent sur les touches des claviers. Valses, tangos, twist… Quelques dames peaufinent un pas de danse.. Jean-Paul Imbert nous livre, sourire aux lèvres son hommage chanté à Patricia la joyeuse et dévouée.

Nous savourons tous ces moments de grâce!

Il est temps de rejoindre nos pénates pour de nouvelles et dernières aventures demain le 21 juillet, jour de notre fête Nationale !

Anne Decoster